Route, autoroute, resto dans la petite ville de Mont Morris (d’accord pour une pizza !), Warsaw, Buffalo et enfin la frontière Américano-canadienne.
Le chemin était grandiose, imaginez notre périple. Mais nous sommes très heureux d’être arrivés au Canada. Nous allons traverser le pont qui enjambe la Niagara River juste avant de se jeter dans le lac Ontario.
A la frontière, à Fort Erie, no problem. Bon d’accord, nous n’étions pas vraiment dans la bonne file pour avoir un douanier parlant le Français, même si ce n’était pas vital, mais à mon avis, celui qui nous a contrôlé à vite reconnu notre accent, et puis nos passeport l’indiquait clairement : nous sommes Français !
Donc, notre cher douanier est allé chercher son collègue qui nous a posé les questions habituelles avec en prime : « quatre dollars svp ».
Bien, nous nous sommes acquittés de notre taxe ou droit de péage et nous prenons la direction de Niagara Falls où nous avons réservé un Motel 6. La soirée est fraiche, 40° Fahrenheit et parfaitement claire. Nous nous endormons donc avec l’espoir d’avoir beau temps pour contempler les chutes que nous entendons ronronner bruyamment au loin.
Pas si éloignées que ça d’ailleurs, et le temps pas si beau que ça !
Il fait froid, les nuages sont bas et après quelques 2 kms de distance, nous traversons un nuage de pluie le long des chutes pour atteindre le parking situé non loin.
Pas de chance, il ne fait pas beau et le vent ramène toute l’écume du fond des chutes sur le côté Canadien de la Niagara River.
Mais ne croyez pas que nous sommes déçus ou tristes. Congelés, brumisés (farinés comme disent les Québécois) et décoiffés, ça c’est évident, mais les chutes sont impressionnantes, 54 mètres de hauteur, un fer à cheval de 675 mètres et un débit de 154 millions de m3 par minute. L’érosion au droit de la chute provoquée par l’eau est de 30 cm tous les dix ans. Côté technique j’assure hein !
Mais quid du froid et de l’humidité, nous descendons au pied des chutes ou deux tunnels nous laissent apparaître l’arrière du rideau d’eau continu et bruyant.
Nous remontons et nous nous faisons à nouveau arroser par l’écume, nous sommes au droit de la chute à quelques mètres où l’eau se suicide à plus de 65 kilomètres à l’heure. Nous continuons à nous promener le long des chutes pour admirer le travail de la nature et, malheureusement pour voir aussi les constructions humaines qui, il faut l’avouer, ne sont pas vraiment du meilleur goût.
Heureusement qu’à une certaine époque, à la fin du 19è siècle, des hommes ont créé un parc naturel en achetant tous les terrains sur le bord des chutes pour protéger se chef d’œuvre de la nature et permettre à l’homme de l’admirer gratuitement. Mais le parc n’est pas suffisamment grand pour éloigner les tours des hôtels et des motels. Profitons plutôt de cette vue magnifique et éloignons nous un peu pour nous restaurer (oui, je sais, encore).
Nous dénichons à quelques kms (2 ou 3), en direction de Whirlpool point, un petit bar café resto, chez « Simon’s Newstand ». Etonnant !
Dans un capharnaüm total de cartons empilés et bibelots entassés depuis plus d’un siècle, cette famille tient ce bar sympa, et la patronne parle français (elle est née en Nouvelle Ecosse dans une partie où ils parlaient notre langue).
L’après-midi, après un frugal repas, nous traversons Whirpool Point. Nous ne le faisons pas à pieds, certainement pas ! En fait, Whirpool veut dire tourbillon.
Ca y est, vous savez ce que veut dire ce mot (et pourquoi une certaine marque de machines à laver l’utilise). Donc nous le traversons dans une cabine ajourée à 76 mètres de hauteur.
Allez retour en dix minutes. Nous aurions pu le faire sur un bateau rapide et puissant, mais douche assurée et sensations fortes, et à ce sujet, nous avions eu notre compte !
Ah oui, j’oubliais… aujourd’hui c’est l’anniversaire de Franck . Bon anniversaire Franck ! Et merci pour ton invitation à ce vrai repas que nous finissons en soirée dans un « steak house » avec vue directe sur les chutes. Et le repas s’achève devant un énorme brownie à se partager !
Mais juste avant d’aller se coucher, et en ayant enfin réussi à sortir la voiture du parking (On n’a pas vraiment compris le système, pas de ticket à l’entrée et à la sortie le guichetier préfère nous laisser partir devant nos têtes ahuries !!), Michel nous emmène une dernière fois pour cette journée voir les chutes, éclairées de multiples couleurs …
Avant de répartir du Canada, une petite surprise nous attendait sur le pare-brise de notre voiture .......
On a pas vraiment compris, mais le stationnement au Canada comme aux états unis n'est pas des plus simple à comprendre .......



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